Un mariage de raison

Le 20 mai 1961 elle épouse son patron Veschambre Jean-Baptiste, dernier survivant de la famille. Celui-ci est mourant. Pour qu'elle ne se retrouve pas à la rue et totalement démunie, le maire de Marchastel qui les a convaincus de se marier va « déplacer » la mairie à Falgères pour la cérémonie. La « Mélie » est donc propriétaire de la ferme et française.


Une vie très simple

Elle va continuer d'exploiter jusqu'à sa retraite en 1977. Elle s'est toujours exprimée en patois auvergnat agrémenté de polonais. Seuls quelques anciens du pays la comprenaient. Un jour, au Crédit Agricole de Condat elle ne pourra pas obtenir de l'argent d'un nouveau guichetier qui ne la comprend pas. Il faudra l'intervention opportune du conseiller général, originaire de Falgères. Elle va continuer à vivre sans aucun confort ni radio, ni télévision, ni téléphone, ni machine à laver…..

Française ou Polonaise?

Elle pensait regagner rapidement la Pologne dès avril 1997. Il lui aura fallu pourtant attendre octobre 1998 pour obtenir son passeport polonais. Le consulat polonais a exigé d ' abord d'apporter  les preuves de la nationalité française puis ensuite de prouver qu'elle n'avait pas perdu la nationalité polonaise avant de se marier.
Elle obtiendra enfin un certificat de nationalité polonaise le 30 juin 1998.



La maison de Mélie en Pologne